Témoignage de

Carole Scortegagna

Groupe Danone

Responsable santé, sécurité et conditions de travail pour l’entité Nutrition spécialisée France

Dans ce témoignage, nous explorons comment le groupe Danone a réussi à franchir un nouveau cap en matière de sécurité au travail. Face à une stagnation de ses indicateurs de performance, l'entreprise a choisi de dépasser l'approche purement technique pour se concentrer sur le levier humain.

À travers le développement du leadership sécurité et la mise en place de Visites de Sécurité Comportementale, Danone a transformé sa culture interne, faisant de chaque collaborateur un acteur engagé de la prévention. Découvrez les clés de cette stratégie qui a permis de réduire durablement l'accidentologie au sein du groupe.

Quels sont les défis à relever aujourd’hui dans votre activité ?

Depuis quelques années, nous constatons une baisse globale de l’accidentologie physique, mais nous arrivons à un pallier difficile à surmonter, et ce dans toutes les entités de Danone en France. Nous avons réussi à diminuer le nombre d’accidents du travail graves.

Désormais les chutes de plain-pied constituent l’essentiel des accidents sur le lieu de travail. Bien souvent, nous avons remarqué un lien avec la dimension « santé individuelle », ce qui est inédit.

Donc notre premier défi est de faire comprendre à chacun que son état de santé peut interférer avec ses conditions de travail et que cela peut entraîner des accidents. Notre deuxième défi concerne les risques psycho-sociaux, notamment la charge mentale, qui se traduit souvent par des troubles musculo-squelettiques. C’est un nouveau type d’accidentologie, qui doit être pris en charge car c’est handicapant et cela induit des arrêts de travail de longue durée.

 

Comment Work’n Fit vous aide à relever ces défis ?

D’une part, grâce aux prestations de Work’n Fit, l’entreprise montre qu’elle s’intéresse aux salariés en tant qu’individus, qu’elle tient compte de leur état physique personnel, qui est la conséquence du travail mais aussi de leur histoire de vie, et qu’elle leur propose des outils pour prendre soin d’eux. D’autre part, l’approche de Work’n Fit, qui incite les personnes à travailler sur la proprioception, sur l’attention consciente, est très importante pour diminuer les risques de chutes de plain-pied.

Work’n Fit fait toujours un lien entre l’activité physique – David Léon (fondateur de Work’n Fit) fait preuve de pédagogie pour expliquer le fonctionnement du corps – et les situations de travail, tout en laissant aux salariés une part d’autonomie et de responsabilisation dans la démarche, et c’est ce qui fait que cela fonctionne.

 

Quel a été le fait déclencheur qui vous a poussé à faire appel à Work’n Fit ?

Lorsque je travaillais au sein de la société des eaux de Volvic, j’étais en charge de la logistique, donc des caristes, qui conduisent les chariots et qui font toute leur carrière en subissant des vibrations, des torsions, etc. Nous avions constaté une augmentation des inaptitudes et donc un nombre croissant de personnes qu’il était parfois compliqué de reclasser dans l’entreprise. Nous avons eu la volonté de faire de la prévention sur ce type de métiers.

Work’n Fit a eu une double approche, à la fois collective (« Quelle est la réalité de votre métier ? Que pouvez-vous faire le matin simplement pour vous préparer à votre journée de travail ? ») et individuelle, presque curative, grâce à des partenariats avec des ostéopathes, qui pouvaient réorienter les personnes vers la prévention une fois que la douleur avait été traitée. Lorsque je suis arrivée chez Blédina, en voyant des situations similaires, ça a été une évidence pour moi de faire appel à Work’n Fit.

De plus, chez Blédina, de nombreux prestataires interviennent pour proposer des séances de sport en entreprise. Lorsque j’ai vu la salle de sport, j’ai presque été choquée, car je n’étais plus habituée aux prestataires qui ne proposent que du sport, sans prendre en considération la condition physique de chaque individu, sa situation de travail, etc. Je me suis dit qu’il était impossible de prôner la qualité de vie au travail et la santé de nos collaborateurs en mettant à disposition une salle de sport où on ne fait que du sport. Dans ce cas-là, le seul intérêt en terme de QVT, c’est d’épargner au salarié le trajet jusqu’à la salle de sport. Il était donc essentiel de faire un lien avec les troubles musculo-squelettiques, d’où ma volonté de faire intervenir Work’n Fit.

 

Aviez-vous des craintes avant l’intervention de Work’n Fit et étaient-elles fondées ?

Ma crainte était que les salariés n’osent pas participer, s’échauffer et s’étirer le matin avant de se mettre au travail. Je redoutais que le regard des autres soit bloquant. Je me disais donc que, si on proposait l’intervention uniquement par ce biais-là, cela ne pourrait pas fonctionner. Mais Work’n Fit a réussi à contourner cet écueil en proposant une approche individuelle afin de donner confiance, de créer une relation interpersonnelle.

 

Avez-vous apprécié la relation avec les intervenants Work’n Fit ?

J’ai principalement travaillé avec David. Le pragmatisme et le charisme de David expliquent la réussite de Work’n Fit. Partout où il passe, il laisse une empreinte et les gens sont très à l’aise avec lui. Pour avoir testé d’autres prestataires, je trouve qu’il a su trouver le bon dosage entre le côté théorique / pédagogique et la mise en pratique. Certains de ses concurrents veulent trop montrer leurs connaissances techniques, or ce n’est pas ça que les gens viennent chercher.

 

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans Work’n Fit ?

Leur agilité. Il y a toujours une réponse rapide et co-construite à une demande, même si ce n’est pas dans leur « catalogue ». Lorsque l’on organise un séminaire avec 1000 personnes et que je demande à David d’intervenir, il trouve des solutions. Ce que j’apprécie le plus, c’est son côté créatif, son envie d’apprendre, de se renouveler, d’être dans la co-construction de solutions plutôt que d’arriver avec des formules toutes faites.

 

Que feriez-vous si l’on vous enlevait Work’n Fit ?

Je serais triste. Je suis convaincue de la démarche, donc j’essaierai de trouver d’autres partenaires qui ont la même approche… Mais cela serait compliqué, car c’est une relation qui s’est construite dans la durée. Maintenant David connaît bien notre fonctionnement, connaît bien Danone. Les interactions que nous avons dépassent parfois le cadre de ses interventions, car il voit, il capte des choses, il peut proposer du benchmarking aussi, car il intervient dans d’autres entreprises.

 

Et si vous deviez résumer Work’n Fit en une phrase ?

David. Le charisme de David compte au moins à moitié dans la réussite de l’exercice. Plus sérieusement, Work’n Fit a une démarche très respectueuse de prise en considération des salariés en tant que personnes au sein de l’organisation et, pour le coup, c’est de la véritable prévention. Je pense que le nom « Work’n Fit » est bien trouvé car cela traduit bien l’équilibre qu’il a su trouver entre travail et activité physique.

Les collaborateurs nous remercient énormément dans leur feedback de leur « offrir » ces prestations. Ils insistent sur la notion de cadeau que constituent, à leurs yeux, les prestations de David.